Nos villages ont une histoire

Vincelles

mille ans d'histoire

Vincelles

Le village de Vincelles se forme au XIe siècle à la place qu’il occupe aujourd’hui. Comme en témoigne son église qui fut construite à cette époque puis remaniée par la suite. Jusqu’au XVIIIe siècle Vincelles dépend de la Seigneurie de Saint–Laurent-la-Roche, démembrée au cours du temps pour récompenser seigneurs et barons vassaux, notamment la baronnie de l’Isle qui construit son château dans la prairie au bas du village au lieu-dit actuel du Colombier.

Vincelles est brûlé en 1595 et 1636 lors de la conquête de la Franche-Comté par les français.

Vincelles est chef lieu du canton du district de Lons-le-Saunier entre 1790 et 1801. A cette époque le village absorbe le hameau de Bonnaisod jusqu’alors commune à part entière.

Pour ce qui est de la population, les registres les plus anciens datent de 1688, la commune compte alors 515 habitants.

Au milieu du XIXe, les principales ressources sont la culture (283ha), l’élevage (185ha de prés et pâturages), la viticulture (107ha) et 23 ha de forêt.
La production de fromage est de 6 tonnes par an.
Notre village comptait en 2016 403 habitants.
Ses principales ressources proviennent de la minoterie, de la viticulture, de l’élevage et des grandes cultures.

Vercia

quelques bribes d'histoire

Vercia

VERCIA était appelé autrefois VERSIA. Sa population actuelle est de 314 habitants ; en 1790, elle était de 438 habitants. C’est en 1822 que la Commune de PAISIA y fut rattachée. Vers la fin du Moyen Age, le sol produit du froment, des fèves, des navettes, des pommes de terre et puis plus tard, beaucoup de maïs ainsi que de la vigne dont le vin n’avait pas très bonne réputation. On y élève des bêtes à cornes, quelques chèvres et moutons. On note aussi la présence d’un rucher.

Il y avait dans le village, une fromagerie, un moulin à Paisia, deux à Vercia, une huilerie ainsi qu’un battoir à blé. L’Etat civil le plus ancien date de 1793. La Commune dépendait de la seigneurie de Crève-cœur. Il y eut au XVIème siècle des guerres cruelles avec la seigneurie de Beaufort. Les chevaliers de St Jean de Jérusalem possédaient à l’ouest de Paisia, un hôpital et une chapelle. L’établissement fut détruit en 1637 par les Français.
Ce lieu est toujours appelé “La Chapelle”.

La Maison Commune fut construite en 1848 et l’école en 1863 ; le pont de Riesland en 1871, les lavoirs et les fontaines dans ces mêmes années. Il y avait à cette époque 79 affouagistes. Le Foyer Rural de Versia, sous l’égide de Monsieur Rebourg, instituteur à Vercia fut construit en 1929. Une légende raconte qu’au lieu-dit “La mare Branlante”, on peut entendre sonner les cloches d’une chapelle engloutie chaque soir de Noël, à minuit.
Source Alphonse Rousset, texte d’Alain Poillotte

Grusse

"Si Grusse m'était conté..."

Grusse

Si l’origine du village est inconnue, on en retrouve les premières traces dans l’antiquité, évoquant la découverte d’une longue pointe en bronze, enfoncée dans la poitrine d’un squelette, qui était couché dans un champ au lieu-dit “à la longue poze”, près de la maison commune.

Les maisons du village sont disposées en groupe, construite en pierre et couvertes de tuiles plates. Elles sont pour la plupart élevées d’un étage au dessus du rez-de-chaussée. Les pierres à bâtir, de couleur jaune foncé, provenaient des carrières locales, qui n’étaient exploitées que pour la construction du village.
Il y avait 2 moulins à farine, à trois paires de meules et un martinet, ainsi qu’une fromagerie qui produisait environ 5000 kg de fromage par an (type gruyère).

La maison commune, construite en 1842, a coûté à l’époque 7300 francs. L’école était fréquentée, en hiver, par une cinquantaine d’enfants. La chapelle a été dédiée à St-Roch, mais on ignore l’année de sa construction, même si on distingue, au-dessus de l’ancien autel, une pierre portant la date de l’année 1770.

On sait, par contre, que le cimetière a été établi en 1852. C’est Mr Hippolyte PONSOT qui a fait don du terrain, où il s’est réservé un emplacement, au centre, un emplacement où il a fait édifier un tombeau, entouré d’une grille, toujours visible à ce jour.
La population actuelle est de 191 habitants (contre 359 en 1851).

Bonnaud

Bonnaud

Nom d’un homme médiéval germanique sans suffixe. Le hameau de Bonnaisod (commune de Vincelles) est un diminutif médiéval ou récent de Bonnaud.

Bonnaud était autrefois simple hameau de la Commune de Savigny en Revermont. Une chapelle, bâtie probablement sur les ruines d’un oratoire païen donna naissance à cette petite bourgade. Les premiers documents faisant mention de ce village datent du XIIe siècle.

Lieu de passage, Bonnaud fut le théâtre de plus d’un combat. Il dut subir entre autres, les vengeances de Lacuzon (conquête française) et les ravages de la peste qui rendirent le village désert pendant plusieurs années. La particularité de Bonnaud réside dans sa position géographique en limite de région administrative. En effet, sous l’ancien régime c’était une enclave du duché de Bourgogne dans la Comté. Sous la révolution, Bonnaud passa successivement dans la circonscription du département du Jura en 1790, puis elle fut rattachée au canton de Beaurepaire en Saône et Loire en 1793 pour enfin revenir dans le Jura en 1798.

Sainte-Agnès

Sainte-Agnès

Le village de Sainte-Agnès en tant que tel apparait dans la charte par laquelle l’empereur Frédéric a donné en 1157, à l’abbaye de Baume, ecclesia sanctae Asnetis.

La terre de Sainte-Agnès intégrée à celle de Saint-Laurent-La-Rochette que Etienne de Rouvres avait hérité du partage que fit Jean de Chalon de ses biens entre ses enfants en 1269.

Son épouse descendante de la famille de Vignory affranchit, en 1300, les habitants de la main-morte. A partir de ce moment il devient un bourg clos de murs, de portes et de fossés que l’on peut délimiter autour de la rue ronde, et eut ses halles, son marché et ses foires !

Jean de Chalon y fonda en 1301, un hôpital qui fut réuni en 1696 à celui du saint sépulcre de Salins. Il était dédié à saint Louis, et desservi par un hospitalier de l’ordre des Billettes de Paris. Son emplacement donne encore aujourd’hui son nom à un climat appelé l’Hôpital.

Certains écrits identifient la commune Sainte-Agnès comme une étape sur le chemin clunisien qui amenait les pèlerins de Gigny à Cluny en passant par l’abbaye de Baume les Messieurs lors de la création de l’abbatiale de Cluny par l’abbé Bernon (910-926) sous l’égide de Guillaume le Pieux.

L’église était desservie par un corps de trois familiers. Dans une des chapelles était fondée une confrérie de Notre Dame-du-Mont-Carmel.

En 1718, le prince d’Issenghien, possesseur des biens de la maison de Chalon, vendit la seigneurie de Sainte-Agnès avec les droits de justice haute, moyenne et basse, à M. Boquet de Courbouzon, sur lequel elle fut adjugée par décret en 1756, à Mme Anne-Madelaine Lebas de Gérangy. Charles d’Olivet en fut le dernier seigneur.

Deux fiefs dépendaient de cette terre : celui dit de Jean David, et celui dit de Chissey, dont Guyot et Hugues de Chilly firent hommage à Marguerite de Vienne en 1371. La motte sur laquelle s’élevait le château-fort de Sainte-Agnès (plus de ruines subsistes) se reconnaît encore dans le jardin du chevalier Barrelier, personnage qui fut maire de la commune en l’an 1850, mort la même année. Une stèle est visible à extérieur nord du porche de l’église.